UN CONSTAT ACCABLANT
Ce premier colloque nous amène aborder certains aspects de la diversité chers à notre association dans ce contexte de crise économique. En effet, l’année 2010 se dessine et nous en sommes encore à traiter de problèmes tels que l’inégalité sociale ou d’employer le terme de « zones sensibles » pour qualifier certains territoires de l’hexagone, personne n’ayant vraiment trouvé une solution efficace pour briser le plafond de verre. Et, de plus en plus de générations issue de l’immigration ou originaire de quartiers délaissés se heurtent au chômage, victime d’un système pas adapté à un la gestion de jeunes de culture diverses.
Au fil de cette réunion, si chacun s’accorde à dire que la culture et la formation n’irriguent pas les quartiers, il convient également de mentionner que la compétence apparaît comme le seul élément pour abattre les murs. Une question se pose lors de cette conférence, comment rendre nos enfants compétitifs dans un monde chaque jour de nouvelles intelligences et s’affranchir d’une aliénation intellectuelle, découlant d’un système éducatif qui reproduit les élites ? LES PROCECEDES MIS EN OEUVRE L’association parait le seul moyen de favoriser l’entraide nécessaire pour rassembler les énergies qui parviendront à briser ce plafond de verre. Mais celles-ci ont besoin de fonds, de têtes pour porter haut leurs idées et sont souvent la proie de partis politiques. Comme il l’a été remarqué, ces structures axent trop souvent leur effort sur le développement sportif et culturel. Cependant, le tout n’est pas seulement développer les activités sportives et intellectuelles. Pour participer au dialogue et se hisser socialement, il semble nécessaire de créer une force économique, basé sur l’union et d’établir des réseaux de soutiens organisés par des élites, développant l’aspect économique. Il faut mettre des synergies en commun afin d’aider certains jeunes à sortir de l’anonymat. Cela n’apparait pas être une mince affaire. On ne sent pas toujours une solidarité organisée et efficace de ces réussites qui émanent des quartiers défavorisés. La réussite bien souvent rompt le dialogue avec les personnes d’une même communauté. Il important également de tenir compte du départ à l’étranger d’un nombre de plus en plus importants des jeunes originaires de l’Afrique sub-saharienne et du Maghreb attirés par des terres nouvelles qui nous vendent une réussite tellement évidente. Pourtant, aiguiller et retenir cette jeunesse participera inévitablement au réajustement économique de l’Afrique. Plus le succès sera important, plus l’Afrique sera grande. Notre discussion s’est peu à peu orientée comment utiliser ces énergies en devenir, sans chercher pour autant à les brider. Ainsi à émerger l’idée d’une nouvelle association basée sur ce principe du mentoring. Créer des changements en élevant ceux qui sont en bas de l’échelle sociale sans opposer des groupes qui ont tout intérêt à travailler ensemble. Cette association permettra de réunir des personnes de même culture et de même origines sociales que certains jeunes afin d’encadrer leur évolution professionnelle. Le mentor pourra ainsi transmettre son expérience professionnelle et favoriser son implantation dans le monde du travail. Nouvelle France ? Emergence et Intelligence ? Quant au nom de cet organisme de nombreuses propositions se présentent. Le débat reste ouvert.
Corinne SOSE Journaliste Pigiste
Guy Samuel Nyoumsi Président SAF
|